Mais où sont les blogs de gauche !? (0)
A l’heure où Le Monde consacre les 15 blogs les plus influents du web français, où divers analystes annoncent une forte influence de l’internet dans la prochaine campagne présidentielle (Le Journal du Blog 07/05/06, France 5), force est de constater que la gauche est largement à la traîne derrière la droite… Scanblog estime, graphique à l’appui, à 57% la présence de la droite sur le net, contre 43% pour la gauche…

Source : scanblog
Quand on ajoute à cela les campagnes de spam lancées par l’UMP fin 2005, ou la possibilité d’adhérer en ligne ou même par SMS, on se rend compte que l’UMP prend, effectivement, internet très au sérieux.
Pour preuve, l’achat “sauvage” de liens commercieux continue : tentez la recherche Ségolène Royal ou strauss kahn dans Google. Dans la partie réservez aux liens commerciaux, on trouve en bonne place le site de l’ump, mais aussi (est ce nouveau?) celui d’action libérale. Pire : bien d’autres mots-clés ont été achetés par “la droite” : c’est idem pour les recherches contenant “parti socialiste”, “présidentielles 2007″, etc. Outre le fait qu’utiliser le nom d’une personne à des fins commerciales est contraire à la loi, je pense qu’il ne faut pas prendre ce phénomène à la légère… La guerre des blogs a commencé…
Voici la
réponse du PS à cette agression caractérisée. Elle est un peu trop mesurée à mon gout, puisqu’elle semble exclure tout recours juridique. Par contre, ils proposent une réponse marrante : la campagne de clics hostiles.
En tout état de cause, je pense qu’il est temps, à un an des présidentielles, de renverser le rapport droite/gauche sur le net. Alors, tous à vos blogs !
Qui tient le couteau ? (73)
C’est la question à laquelle ramène peu ou prou tout problème d’économie : qui prend quoi, dans le gâteau ? Qui tient le couteau ? Qui distribue les parts ?
Bernard Maris, Antimanuel d’économie, ed. Bréat
Les mensonges de l’Economie (0)
Les dirigeants des grandes entreprises modernes, à la différences des capitalistes, ont fait accepter par la population leur position sur le marché et leur influence politique. Leur rôle prépondérant dans les hautes sphères du militaire, les finances publiques et l’environnement est jugé normal. Leur autorité dans d’autres secteurs publiques ne pose aucun problème non plus. Et on l’a vu, le PIB déterminé par les entreprises est la mesure reconnue de la réussite d’une économie et même d’une civilisation. Néanmoins, certains défauts nuisibles à la société et les effets qui en découlent réclaments quelques attentions.
L’un d’eux est la façon dont les entreprises ont redéfini l’intérêt public en l’adaptant à leurscapacités et à leurs besoins. Elles décident que le progrès social, ce sera davantage d’automobiles, davantage de téléviseurs, d’appareils de toutes sortes, un accroissement de tous les autres biens de consommation. Et surtout, de plus en plus d’armes mortelles. Tel est le critère de l’épanouissement humain. Les progrès sociaux négatifs — la pollution, la destruction des paysages, le sacrifice de la santé des citoyens, les menaces d’interventions armées et les morts — ne comptent pas. Quand on mesure la réussite, le bon et le désastreux peuvent se combiner.
La mainmise du secteur privé sur l’action et l’autorité publiques est un triste spectacle en matière d’environnement et un grand danger en politique militaire et étrangère.
J.K. Galbraith
Les mensonges de l’Economie Ed. Grasset, 2003