Petit Bréviaire des idées recues en Economie (0)
Faut-il des fonds de pension pour sauver les retraites ? Les services publics doivent-ils être déréglementés et privatisés ? Le chômage s’explique-t-il par les protections dont bénéficient les salariés et les charges sociales ? Les pays en développement doivent-ils continuer de suivre les politiques que leur imposent les grandes institutions internationales ? Le poids de l’Etat dans l’économie est-il réellement insupportable ? Sur toutes ces questions et quelques autres, au cœur du débat public, ce Petit bréviaire des idées reçues en économie s’efforce de couper court aux certitudes martelées dans les médias et que les économistes professionnels mettent souvent trop peu d’empressement à démentir, quand ils ne les cautionnent pas. Avec ce livre, pédagogique et incisif, les Éconoclastes entendent montrer que l’étude des phénomènes économiques implique une confrontation permanente aux faits, et des débats dont les enjeux politiques et sociaux sont trop souvent éludés. Ils répondent ainsi aux attentes de tous les non-spécialistes - enseignants, salariés, retraités, syndicalistes, militants et autres - soucieux de comprendre les débats que les hommes politiques et leurs experts réduisent abusivement à des questions techniques, inaccessibles au commun des citoyens. Un livre qui sera également particulièrement utile aux lycéens et étudiants en économie pour enrichir leur réflexion. Pour l’édition de poche, une nouvelle partie intitulée ” Économie, science et politique ” a été ajoutée, avec des textes inédits de Bernard Guerrien, Jean-Paul Piriou et Jean Gadrey. ” L’heure de la guerre contre ” l’économiquement correct ” aurait-elle enfin sonné ?
Les Econoclates
Petit Bréviaire des idées recues en Economie
“Un Scud de bonne taille vient en tout cas d’être tiré sous la forme d’un ouvrage intitulé Petit bréviaire des idées reçues en économie […]. Il est bon de questionner la vulgate dominante. ”
Le Monde
” Ce livre constitue une excellente introduction critique aux principaux débats économiques et sociaux actuels. “
Alternatives Economiques
Comment ça “inégalités” ? (0)
Les inégalités augmentent elles dans ce pays ? On entend les arguments les plus contradictoires :
- Oui ! Regardez les revenus des grands patrons, par ailleurs le nombre de travailleurs pauvres augmente, voire le nombre de travailleurs SDF !
- Non ! Le niveau de vie augmente pour tout le monde et le smic augmente plus vite que l’inflation !
C’est intéressant de regarder les données INSEE [1] [2] concernant l’évolution du niveau de vie d’un peu plus prés.
Tout d’abord, définissons le niveau de vie :
“Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (uc). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d’un même ménage.
Les unités de consommation sont généralement calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’OCDE modifiée qui attribue 1 uc au premier adulte du ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans.”
Le revenu d’un ménage comprend l’ensemble des revenus (salaires, patrimoine, prestations sociales, etc).
Source : www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/niveau-de-vie.htm
Alors, question simple : comment évolue la distribution des niveaux de vie depuis, disons, 1970 ?
Question simple, mais pas si simple d’y répondre car pas moyen de trouver cette fameuse distribution avant 1996 (si vous avez des infos, je suis preneur).
Ce qu’on trouve pas contre c’est le revenu moyen et médian depuis 70. Le revenu médian étant le revenu tel que 50% de la population gagne moins et 50% gagne plus.
Evidemment, le revenu moyen augmente depuis 1970, personne ne nie que le niveau de vie augmente constamment. Constamment ? Pas tout à fait, l’augmentation n’est pas linéaire.

Le revenu médian est bien sur toujours inférieur au revenu moyen. Conclusion : la distribution des revenus est étirée vers les revenus élevés qui font augmenter la moyenne. Autrement dit : il y a moins de 50% de la population qui gagne plus de 50% du total des revenus. L’écart entre le revenu moyen et le revenu médian est donc corrélé à l’étirement de la distribution des revenus et donc aux inégalités entre niveaux de vie.
Voilà ce que donne cet écart entre 1970 et 2002.

L’écart entre moyenne et médiane se réduisait donc depuis 1980 (arrivée de la gauche ?) mais ce n’est plus du tout le cas depuis 1996 (arrivée de la droite ?) La tendance est même fortement à l’inverse : l’écart n’a jamais été aussi fort depuis 30 ans. Bizarrement, c’est impossible d’avoir les données depuis 2002. Il faut croire qu’on devra attendre la fin du gouvernement actuel pour tirer des conclusions sur la période 2002-2007…
En attendant, entre 96 et 2002, on dispose des distributions de niveaux de vie en pourcentage de la population. Intéressant, on va pouvoir savoir à qui bénéficie cet étirement des revenus observé depuis 1996.
La figure suivante montre l’évolution, en fonction des tranches de revenu, de la masse de niveau de vie possèdée par chaque tranche, entre 1996 et 2002. Par exemple, la tranche des personnes possédant un revenu supérieur à 24000 €/an possède environ 24% de l’ensemble du niveau de vie.

Conclusion : les faibles revenus (<10000€/an) y ont gagné. Les revenus moyens (entre 10000 et 20000 €/an) font un peu la gueule. Mais bizarrement, les forts revenus (supérieurs à 24000€/an) sont tout contents d’être passé au travers des gouttes de la redistribution des richesses. La part de leur niveau de vie progresse plus vite que toutes les autres catégories de revenus…
Réponse à la question ? Pour autant que la mesure de l’écart entre revenus moyen et médian en donne une bonne image, les inégalités ré-augmentent depuis 96. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a une corrélation troublante entre augmentation des inégalités et forte progression du niveau de vie moyen.
[1] Source INSEE : Evolution des revenus entre 1970 et 2002
[2] Source INSEE : Distribution des niveaux de vie entre 1996 et 2002
[3] Tableau xls de la réf. 1
[4] Tableau xls de la réf. 2
ABeGeBi : zone hors AGCS ! (0)
Le saviez vous : des centaines de collectivités en France et des milliers de collectivités dans le monde se sont déclarées (par arrêté municipal par exemple) “zones HORS AGCS” ?

Des collectifs d’élus se montent depuis 2003 (au moins) mais qui en entend parler dans les médias officiels ?
bah, pas moi en tous cas, et c’est pas faute d’écouter religieusement Mme Borloo sur France 2… C’est quand même dingue : une recherche sur “zone hors agcs” dans Google Actualités donne trois pauvres liens vers ATTAC-Wallonie, la lCR, et et et… le journal du Jura. Ca c’est de l’information.
Plus d’infos :
www.hors-agcs.org
www.portail-hors-agcs.org
La liste datant d’avril 2005 et surement déjà obsolète des collectivités françaises “hors-agcs” :
- 18 Conseils régionaux : Aquitaine, Auvergne, Basse Normandie, Bourgogne, Centre, Franche-Comté, Ile de France, Languedoc-Roussillon,Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas de Calais, Pays de Loire, Picardie, Poitou-Charentes, Provence- Alpes Côte d’azur, Réunion, Rhône-Alpes.
- 28 Conseils généraux : Aisne, Alpes de Haute Provence, Ariège, Aude, Bouches du Rhône, Cher, Côtes d’Armor, Dordogne, Drôme, Essonne, Eure, Gard, Hérault, Haute Garonne, Hautes Pyrénées, Isère, Landes, Meurthe-et-Moselle, Nièvre, Paris, Pas de Calais, Pyrénées Orientales, Sarthe, Seine-Saint-Denis, Seine Maritime, Tarn, Territoire de Belfort, Val de Marne
- 28 Villes Préfectures : Agen, Auxerre, Belfort, Besançon, Bobigny, Brest, Calais, Charleville-Mézières,
Cherbourg-Octeville, Clermont-Ferrand, Le Creusot, Dijon, Digne les bains, Evry, Foix, Grenoble, Montpellier, Le Mans, Nanterre, Nantes, Niort, Perpignan, Poitiers, Le Puy en Velay, Rennes, La Rochelle, Tours, Tulle.
Et le meilleur pour la fin : Vinon sur Verdon, via la charte du Pays du Verdon !
« Previous Next »